Partager l'article ! Le 2nd effet Ki School (jeu de mots, ramoutcho): Mon fils a fait sa rentrée en 1ère année de maternelle. C’est chouette. Je n ...
Mon fils a fait sa rentrée en 1ère année de maternelle. C’est chouette. Je n’ai même pas pleuré (enfin, pas quand je l’ai emmené). Je suis très fière de le voir évolué, de le voir grandir, de l’avoir vu avec son petit sac à dos courant pour aller à l’école (bon, ça, je l’ai déjà évoqué).
J’aime l’emmener à l’école, cette impression de s’ouvrir au monde inaccessible jusque-là, celui des mamans de l’école. Et oui, ce monde parallèle où tu dis bonjour à tout le monde, où tu regardes qui fréquente ton fils, où d’un seul coup, tu te rends compte qu’il y a un monde au-delà du lotissement (quoi ? le village ne se résume pas à mon lotissement ? ça s’est construit dans la nuit ou c’est nous qui nous sommes installés là au milieu ? je m’en souviens plus). On papote, un petit mot vite fait, une grande phrase ou un long dialogue sur nos enfants, nos vies, le boulot… J’adore !!!!!!!!
Mon fils est tout content, il a retrouvé une copine qu’il avait chez la nounou, avec qui apparemment il aime passer du temps (elle appelle d’ailleurs maintenant ses poupées Malone). Bon, il reste difficile de savoir ce qu’il a fait. « Tu as faits du dessin ? » « Oui », « Tu as faits de la peinture ? » « Oui », « tu as braqué une banque ? » « Oui »… Bien, je pense qu’on n’en sera pas plus (à moins qu’il faille creuser pour savoir où il a caché l’argent de la banque qu’il aurait braqué). On voit son envie de faire partie de « grands ». OUI, MAIS…
Oui, parce qu’il y a un mais…
Il a décidé de devenir grand, ce qui signifie devenir autonome, et donc de s’opposer à ce que lui impose ses parents. Bon, pour le coup, ses parents, c’est nous, donc le voilà qu’il s’oppose pour de vrai à ce que nous lui demandons.
Alors déjà, nous avions à longueur de journée des « c’est quoi ça ? », des « c’est quoi dedant ? » à tour de bras, sans cesse, ce qui est rigolo (enfin les 10 premières fois). Nous voilà maintenant avec des « je veux » « je veux » et encore « je veux », mais surtout des « veux pas ça » « veux pas ça » « veux pas ça » et toujours et encore des « veux pas » : « veux pas dodo », « veux pas manger », « veux pas au bain » « veux pas aller à la maison » (quand on est sur l’extérieur), « veux pas aller là-bas » (quand on veut aller sur l’extérieur)… donc on ruse, on feinte, on teste. Le dodo est précédé d’une histoire en plus des chansons, puis un « mais non, si tu veux, tu ne dors pas, mais tu t’allonge, tu te reposes » et ça marche. Les repas, souvent précédé d’un « veux un gâteau » et donc suivi d’un refus, on s’installe à table, et lorsqu’on commence à manger sans lui, il arrive, car bon, l’appel de la faim, on ne rigole pas avec ça ! Quand on veut aller quelque part, et qu’il refuse, finalement, quand on lui dit qu’on part sans lui, qu’il reste à la maison s’il le veut, mais que nous avons décidé que notre programme était ailleurs, on le voit arriver pour venir avec nous (ouf d’ailleurs, car si ça marchait pas, on serait bien embêter !).
Et il y a des fois où on est obligé de dire non, et on ne peut pas ruser. Alors là, ça devient la crise. Où notre petit ange est d’un coup envahis par un démon venu d’ailleurs. Et là, c’est hurlement, pleurs et même des tapes (sur les autres, sur lui ou même sur la porte de sa chambre). Alors dans ces coups de temps-là, difficile de savoir comment réagir :
Option 1 : l’encastrer dans le mur (mais bon, ma maison n’est même pas totalement finie, donc pas cool)
Option 2 : le pendre par les pieds (argh, mon tube de colle UHU est presque vide)
Option 3 : rester calme, adopter le hurlement primaire (vous savez, celui prodigué par un grand philosophe qui dit d’aller hurler sa colère dans un coin, Bigard de son nom) et tenter de calmer le petit démon pour laisser réapparaitre le petit ange, tout en restant ferme sur notre positionnement.
Mais bon, pas facile de tenir tête à ce petit zouzou, d’autant que nous n’avons pas l’habitude ! Mais il parait que C’EST NORMAL… HA ? bon… si c’est normal… laissons le développer son caractère, et tenons le coup… AU SECOURS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Pour conclure, être parent, c’est ajuster notre intervention en permanence car il a besoin de repères pour se développer, il a besoin de tester, de se tester et de tester les autres… Et ça, ce n’est pas facile de voir celui qu’on aime nous emmener là où on ne le souhaite pas. Mais il faut tenir bon… Allez, plus que quelques années… avant de passer à une autre phase… #s’en va pleurer dans un coin#
Une photo de notre petit ange, le jour de sa rentrée, avant que le démon s'emparre de lui de temps en temps... Ne vous fiez pas à son air angélique et courrez!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Tout votre texte peut se résumer ainsi :
"On fait ce qu'on peut !".
C"est dramatique, mais s'en ait tellement drôle , qu'on ne peut bien vivre quand on l'a compris.
Merci pour votre blog !